Le parrainage d'époux n'a pas de plancher de revenu. Mais les parrains doivent quand même comprendre l'engagement, et où l'argent compte vraiment.
Une des questions les plus fréquentes en première consultation: « Combien dois-je gagner pour parrainer mon époux? » Et l'une des idées reçues les plus courantes: « J'ai entendu dire qu'il faut prouver X $ de revenu. »
Voici la réalité: le parrainage d'époux n'a aucune exigence de revenu minimum. Ce qui confond les gens, c'est que d'autres parrainages familiaux (parents et grands-parents, par exemple) ont des seuils de revenu. Le parrainage d'époux non.
L'absence d'exigence de revenu minimum ne signifie pas que l'argent est sans importance. Cela signifie qu'IRCC n'a pas de nombre fixe que vous devez gagner pour être admissible. Plutôt:
Au-delà de ces critères disqualifiants, il n'y a pas de test par ligne. Un parrain gagnant 30 000 $ et un parrain gagnant 300 000 $ passent le même test — ni l'un ni l'autre n'est sur l'aide sociale, tous deux ont signé l'engagement.
Ce que les parrains signent n'est pas un test de preuve de revenu — c'est un engagement financier. Le parrain promet d'être financièrement responsable de l'époux parrainé pendant une période définie:
Pendant ces trois ans, si l'époux parrainé reçoit de l'aide sociale d'un gouvernement canadien, le parrain est légalement tenu de rembourser. C'est exécutable — les provinces réclament effectivement les engagements en défaut.
Si le parrain réside au Québec au moment du parrainage, le droit provincial québécois régit la portion d'engagement financier (via le processus CSQ). Le Québec impose des exigences de revenu minimum pour le parrainage familial, ajustées selon la composition familiale. C'est une couche additionnelle provinciale, non fédérale.
Les parrains résidant hors du Québec n'ont pas ce test additionnel.
Même sans plancher de revenu, les preuves financières dans un dossier de parrainage d'époux comptent de trois façons:
Vous devez quand même prouver ne pas être sur l'aide sociale ni en faillite non libérée. Habituellement satisfait par les déclarations fiscales et une déclaration.
Les finances partagées sont l'une des catégories de preuves de relation les plus fortes. Comptes bancaires conjoints, cartes de crédit conjointes, propriété partagée, bénéficiaires d'assurance-vie — tout cela témoigne d'un vrai partenariat financier conjugal. Les agents y accordent un poids significatif.
Si le parrain est citoyen canadien résidant à l'étranger, il doit démontrer son intention de retourner au Canada lorsque la RP est accordée. Les liens financiers au Canada — propriété, emploi continu, comptes bancaires, investissements — soutiennent ce cas.
Presque certainement faux. À moins d'être sur l'aide sociale, en faillite, ou en défaut sur un parrainage antérieur, votre revenu ne vous disqualifie pas.
Aucune exigence d'emploi. Les parrains retraités, étudiants, et au foyer sont tous admissibles.
Aucune exigence de fonds d'établissement. Ceci est confondu avec les volets d'immigration économique (comme Entrée express), qui ont des exigences de preuve de fonds. Le parrainage de la catégorie famille non.
Seulement si vous êtes sur l'aide sociale. Sinon, non. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est attendre des années pour espérer « paraître mieux » sur papier. Les règles sont les règles.
L'engagement est une véritable obligation financière. Si l'époux parrainé se retrouve sur l'aide sociale pendant la période d'engagement de trois ans — divorce, maladie, perte d'emploi — le parrain est tenu de rembourser. Ce n'est pas théorique; les provinces l'appliquent. Les parrains devraient comprendre cela avant de signer.
Si vous êtes financièrement stable au point de ne pas être sur l'aide sociale et de payer vos impôts, vous êtes financièrement admissible à parrainer un époux. Tout le reste porte sur les preuves de relation et la qualité du dossier — non sur combien vous gagnez.